Réduction des déchets : Valaubia s’engage !

Valaubia a conçu à l’intérieur de son site des parcours pédagogiques dans une verrière dédiée. Elle sera un support de sensibilisation sur les enjeux de réduction des déchets et plus largement sur la transition énergétique.

Par ailleurs, le SDEDA — Syndicat départemental d’Elimination des Déchets de l’Aube —organise et participe depuis plusieurs années à des actions de sensibilisation sur les bons gestes de tri des déchets et leur réduction. Chaque année, 300 actions sont menées pour inciter les habitants à réduire leurs déchets ! L’action initiée par le site de Valaubia participera à cette dynamique. Pour en savoir plus : www.sdeda.fr

Commission de suivi de site : l’instance de contrôle officielle

Le SDEDA — Syndicat Départemental d’Elimination des Déchets de l’Aube — s’engage à demander aux services de l’État de mettre en place une Commission de Suivi du Site (CSS). Réunissant les services de l’État, les collectivités territoriales, les riverains et les associations, l’exploitant et les salariés, cette instance est un lieu de transmission de l’information pour assurer une surveillance publique annuelle. Des réunions mensuelles seront réalisées, ainsi qu’une information sur la vie quotidienne avec les équipes du site. Un rapport annuel d’activité sera transmis à la CSS.

Mâchefers : ils sont aussi valorisés 

Les mâchefers sont les résidus issus de la combustion des déchets. Le déchet du déchet… peut encore servir ! Au regard de la réglementation, les mâchefers sont des déchets non dangereux et valorisables. Ils peuvent servir comme matériaux de substitution aux matières premières (sable ou graves). Avant d’être valorisés, les mâchefers sont soumis à de nombreux contrôles. Pendant six mois, ils sont stockés dans un bâtiment fermé. A l’issue de cette période, des tests sont réalisés et une vingtaine d’éléments sont mesurés, permettant de classer les mâchefers en trois catégories : le mâchefer utilisable en sous-couche routière, le mâchefer utilisable en remblais, le mâchefer non utilisable et qui devra rejoindre un centre de stockage dédié.

Un projet générateur d’emplois et d’activité locale

Le projet Valaubia va créer de la dynamique économique locale dès la construction du projet avec 150 emplois durant les travaux sur 28 mois. Pour assurer le fonctionnement quotidien de l’installation, 20 personnes travailleront sur site, soit 20 emplois pérennes. Enfin, Valaubia continuera à créer de l’activité, en sollicitant des entreprises locales pour la maintenance du site ou encore l’entretien paysager.

Eau chaude et vapeur : propres et saines

Plus de 1000°C ! C’est la chaleur que produira le four pour brûler les déchets. Cette chaleur sera récupérée pour produire de l’électricité, mais aussi de la vapeur à partir d’eau déminéralisée. Comme pour la chaudière d’une habitation individuelle, il n’y aura pas de contact entre le combustible et l’eau qui sert à transporter la chaleur. De plus, ce n’est pas directement l’eau chaude générée sur l’Unité de Valorisation Énergétique de Valaubia qui arrivera chez l’habitant, il y aura plusieurs échangeurs de chaleur entre les deux pour séparer les circuits.

Un bâtiment environnemental

Les matériaux utilisés pour la construction et les aménagements extérieurs sont choisis pour leur sobriété, leur durabilité, leur dominante naturelle ou à faible impact sur l’environnement : béton, acier pour les supports de toiture, peintures et sols sans solvant pour les espaces intérieurs, procédés naturels pour la gestion des eaux pluviales (bassin et noues paysagères d’infiltration).

Valaubia : un producteur local d’énergies renouvelables !

En produisant de l’énergie grâce aux déchets, Valaubia constitue un maillon central de l’économie circulaire et s’inscrit dans l’engagement du groupe Veolia de devenir LE producteur de ressources renouvelables de référence en France (matières premières secondaires et énergie verte).

  • En électricité vendue au réseau ERDF afin d’alimenter près de 50 000 habitants, soit 80% de la production. Les 20% restants serviront aux besoins de Valaubia : elle sera donc autonome énergétiquement.
  • En chaleur, injectée dans le réseau de chaleur de Troyes Champagne Métropole pour atteindre l’équivalent de la consommation de 8 900 habitants, ou livrée à deux entreprises de la zone industrielle locale : Michelin et Mefro Wheels. Durant l’hiver, Valaubia livrera uniquement au réseau de chauffage urbain.

Une insertion paysagère de qualité

Dès la conception du site, Valaubia a pris en compte son environnement : les volumes ont été conçus de manière croissante à partir du côté bordé par la route, pour une insertion harmonieuse du bâtiment. De plus, les murs extérieurs sont composés d’un isolant en aluminium laqué faisant une accroche architecturale de qualité sur la rue. Avec son grand débord de toiture filant, le bâtiment suit la perspective des paysages lointains. Enfin, la cheminée indépendante ponctue la composition architecturale, hommage aux anciennes cheminées des usines troyennes.

La biodiversité disposera de son observatoire

Dans le cadre de l’instruction du dossier de demande d’autorisation d’exploiter, Veolia réalisera un inventaire de la faune et de la flore présentes sur le site. À partir de cet état des lieux, le projet prévoit de créer un observatoire de la biodiversité, pour suivre l’évolution des espèces locales. Des partenariats seront établis avec des acteurs locaux, comme les Maisons familiales et rurales, la Ligue de Protection des Oiseaux, le conservatoire des espaces naturels ou des photographes naturalistes.

Valaubia : l’Ademe soutient le projet

« Beau, propre, cohérent, en parfaite intégration dans le plan et l’organisation du département en termes de gestion des déchets. » C’est en ces termes que l’Ademe a qualifié le projet Valaubia, auprès des journalistes de l’Est-Eclair, dans un article paru le 11 mai dernier. L’Agence de l’Environnement et de la Maîtrise de l’Energie apporte son soutien au projet, dont « les capacités sont justifiées », précise-t-elle.
Retrouvez l’intégralité de l’article ici :
Article – Est Eclair du 11 mai 2017 (PDF)